À l’ère du streaming par abonnement j’en reviens à manquer l’époque où ma bibliothèque musicale était ma collection organisée, choisie avec soin, et navigable comme un catalogue.
Dans mon cas j’ai tendance à oublier l’existence d’artistes et albums s’ils ne sont pas rangés où je les ai mis, je ne me dis jamais “tiens je vais écouter du Hendrix” mais plutôt je navigue par genre et style pour ensuite redécouvrir mes artistes préférés. Dans une époque qui me semble pas si lointaine, il y a 10 ans… je pouvais tout redécouvrir en naviguant dans ma bilbiothèque personnelle, typiquement dans iTunes je faisais « Genre > Artiste > Album » et chaque pochette, chaque métadonnée était rangée de la façon qui me plaisait. Pendant un temps j’ai utilisé la solution Google Music qui permettait d’héberger sa propre musique et de pouvoir lire sa musique depuis n’importe où, mais lorsque le service a été décommissionné j’ai finalement basculé sur Spotify.
Mais se reposer sur Spotify c’est, dans mon cas, me faire recommander les mêmes musiques. Et même s’il y a de bonnes découvertes parfois, c’est trop aléatoire, notamment dans les enchaînements recommandés après l’écoute d’un album. J’y ai perdu le côté intentionnel de choisir la musique que je souhaite écouter, et d’écouter les artistes ou albums que j’ai méticuleusement pris le temps d’inspecter, étudier, écouter, et apprécier.
Si comme moi vous possédez toujours une collection locale que vous n’utilisez pas pleinement, alors le self-hosting est la solution.
Bye bye les contraintes des services de streaming, les pistes aléatoires non désirées, et surtout les interfaces fouillies qui ne correspondent pas à un usage plus simple. Cette année j’ai repris le contrôle en stockant mes musiques sur mon NAS et la rendant disponible partout avec Navidrome.
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