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title: "Olympus Pen-F : chronique d’un choix émotionnel"
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published_at: "2026-07-31T08:08:32+00:00"
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excerpt: "J’ai déjà parlé de mon choix d’utiliser un Nikon 1 V1 comme “point & shoot” pour faire des photos souvenir. Et pourtant, entre la rigueur d’un appareil expert et la simplicité parfois frustrante du V1, il me manquait un entre-deux..."
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  - "Photographie"
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J’ai déjà parlé de mon choix d’utiliser un [Nikon 1 V1](https://yann.me/la-photo-plus-simplement-point-shoot-avec-le-nikon-1-v1/)
 comme “point & shoot” pour *faire des photos souvenir*. Et pourtant, entre la rigueur d’un appareil expert et la simplicité parfois frustrante du V1, il me manquait un entre-deux : un boîtier tout aussi compact, mais qui me redonne un vrai contrôle **au bout des doigts**.

C’est avec ça en tête que l’**Olympus PEN-F** a fini par m’obséder… jusqu’au moment où j’ai craqué.

Dans cet article je raconte ce coup de cœur et ce que j’ai essayé de rationaliser après coup : pourquoi je l’ai choisi plutôt qu’un autre, ce que ses specs disent *sur le papier* versus ce que ça change *dans la vraie vie*, ses avantages / inconvénients, et quelques pistes sur mes réglages.

- [Le mur de l'ergonomie du Nikon 1 V1](#aioseo-le-mur-de-lergonomie-du-nikon-1-v1-5)
- [Pourquoi pas Fuji ?](#aioseo-pourquoi-pas-fuji-14)
- [Rationnaliser l’émotionnel](#aioseo-rationnaliser-lemotionnel-20)
- [Le “Creative Dial” : un laboratoire JPEG intégré](#aioseo-le-creative-dial-un-laboratoire-jpeg-integre-27)
- [Un appareil que je découvre encore](#aioseo-un-appareil-que-je-decouvre-encore-35)
- [Mes réglages](#aioseo-mes-reglages-55)
- [Galerie N&B](#aioseo-galerie-nb-71)
- [Galerie couleurs](#aioseo-galerie-couleurs-110)

## Le mur de l’ergonomie du Nikon 1 V1

Le Nikon 1 V1 me [surprend toujours dans son utilisation point & shoot](https://yann.me/la-photo-plus-simplement-point-shoot-avec-le-nikon-1-v1/)
, son autofocus est encore aujourd’hui une leçon pour pas mal de boîtiers modernes. Mais parfois devoir plonger dans les menus pour changer la **compensation d’exposition** au lieu d’avoir une molette dédié casse mon “flow” pendant une balade. Je voulais donc garder la simplicité du V1… sans renoncer au contrôle physique d’un appareil un peu plus “expert”.

Mon cahier des charges s’est dessiné doucement : un boîtier compact capable de se comporter en **point & shoot**, mais avec des **réglages immédiats**. À la base, je voulais “juste” une molette d’expo sous le pouce et la possibilité de basculer en manuel sans y penser. Et puis, comme souvent, j’ai empilé des exigences au fil de la réflexion :

- rester dans une logique **SOOC** (Straight Out Of the Camera) ;
- une taille modeste / compacte ;
- un look rétro qui donne envie de l’embarquer ;
- des objectifs lumineux ;
- mais avant-tout : un appareil “du quotidien”.

## Pourquoi pas Fuji ?

Pendant des semaines la gamme **Fujifilm X100** me faisait de l’œil. C’est le choix logique comparé à la liste évoquée ci-dessus. Le X100F spécifiquement est assez ancien (2017) pour que son prix devienne plus accessible, tout en restant assez récent pour rester pertinent techniquement.

Sur le papier il coche presque tout, mais deux points me freinaient vraiment :

1. **la redondance technique** : avec mon Nikon Z fc et son 24 mm j’ai déjà un équivalent APS-C 35 mm f/1.8. Acheter un X100F c’est payer pour *exactement* le même angle de vue et une profondeur de champ très proche, juste dans un format d’appareil un peu différent ;
2. **le syndrome “Instagram”** : les rendus Fuji sont partout, c’est superbe et tentant mais ça devient une norme, j’ai envie d’une signature un peu plus personnelle.

## Rationnaliser l’émotionnel

Quand j’ai découvert le Olympus PEN-F ça a été un coup de foudre : son look, sa densité, sa robustesse, on dirait un appareil qui a survécu et survivra aux modes. Et ce n’est pas complètement faux : il est sorti en 2016 et reste pourtant étonnamment moderne.

J’ai donc essayé de **rationaliser** ce coup de cœur : trouver les arguments qui justifient cet achat coup de coeur. Surtout que, pour un boîtier de presque 10 ans, son prix n’a que peu baissé parce qu’il plaît énormément aux hobbyists. J’ai donc listé ses avantages :

- **capteur + stabilisation** : le capteur Micro 4/3 est plus petit qu’un APS-C mais bien plus grand que le capteur 1 pouce du Nikon 1 V1, et surtout il y a la **stabilisation 5 axes (IBIS)**. Dans la vraie vie ça veut dire que je peux descendre en vitesse et monter en ISO plus sereinement ;
- **l’encombrement (boîtier + objectifs)** : je n’avais jamais vraiment exploré le Micro 4/3 et je découvre la taille absurde des optiques. L’**Olympus 45 mm f/1.8** (éq. 90 mm) est minuscule, presque de même taille que mon **Nikkor Z 24 mm**. De fait partir un week-end entre amis ne signifie plus choisir entre “un seul objectif” ou “un sac de 3 kilos”. Je peux glisser un « équivalent » 35 mm + un équivalent 90 mm sans réfléchir ;
- **des objectifs vraiment sympas** : le 17 mm f/1.8 (éq. 34 mm), le 25 mm f/1.8 (éq. 50 mm), le 45 mm f/1.8 (éq. 90 mm)… petits, lumineux, efficaces. Et le **17 mm f/1.8** possède une bague **Snap Focus** : on tire la bague, on passe en mise au point manuelle avec une échelle de distance. Il existe aussi des pancakes, des optiques co-développées avec Leica… bref, un grand terrain de jeu.

## Le “Creative Dial” : un laboratoire JPEG intégré

C’est probablement là que j’ai été le plus intrigué : le PEN-F a une molette dédiée au **Creative Control** et une logique de réglages orientée rendu JPEG qui permet de sculpter le style des images **SOOC** : niveau de saturation de chaque couleur, niveau de grain, sharpness, et surtout courbe de tonalité.

Avoir des JPEG personnalisables devient de plus en plus courant, mais en 2016 ce niveau de personnalisation directement dans le boîtier était avant-gardiste. Cela évite des heures de workflow derrière un écran pour des photos souvenirs/famille, pour lesquels j’aime avoir mes 2 rendus fétiches :

- un noir & blanc dense façon **Kodak Tri-X 400 :** clairement les profils monochrome du PEN-F sont une force et tout le monde a l’air d’être d’accord là dessus
- des couleurs “vibrantes” avec des noirs profonds qui peuvent rappeler les pellicules **Kodak E100VS**. Ça m’a demandé des itérations pour arriver à quelque chose qui me plaît, mais ce qui compte, c’est que l’appareil laisse vraiment **construire** un rendu : courbes (highlights / shadows / midtones), saturation des couleurs, etc.

A l’inverse du Fuji où l’on choisit une recette et on la tweak, sur le PEN-F on construit *from scratch* dans une approche “artisanat de bout en bout”.

Dans les faits, après quelques mois de test & learn, je suis encore en train de **fine-tuner** mon profil couleur. C’est parfois un peu déceptif car on voudrait aller plus loin et faire comme dans Lightroom directement depuis l’appareil, mais c’est aussi dans la contrainte que l’on se forge et c’est précisément ce que j’aime : ça m’oblige à être intentionnel, à réfléchir à “ce que je veux voir” plutôt qu’à “ce que je peux rattraper en post-prod”.

## Un appareil que je découvre encore

En comblant le fossé entre mon Z fc et mon V1, le PEN-F a aussi comblé le gap entre “trop lourd” et “trop simple”. C’est mon outil niche de “*point & shoot intelligent + labo intégré*”.

En embarquant le PEN-F avec moi je sais que je serai capable de gérer toutes les situations, ses réglages sont accessibles, tout tombe sous les doigts sans réflexion. Son viseur EVF décalé est agréable. Il permet d’être rapidement intentionnel lors d’une balade en passant du profil N&B au profil couleurs personnalisées en un seul bouton. Et dans le pire des cas je shoot toujours en RAW+JPEG donc j’ai toujours accès aux fichiers RAW si nécessaire.

Je ne le possède que depuis 6 mois et j’ai encore envie de l’utiliser tous les jours ne serait-ce que pour le sentir en main et entendre ce déclencheur au son si particulier. In fine un appareil qui donne envie de faire des photos c’est parfois la moitié du boulot !

**Avantages :**

- encombrement léger (boîtier + optiques) ;
- objectifs lumineux et compacts ;
- très bonne qualité d’image malgré le capteur plus petit : il tient largement la route en ISO ;
- **IBIS 5 axes** ;
- personnalisation des rendus JPEG : chaque PEN-F peut devenir “le PEN-F de quelqu’un” ;
- le **Super Control Panel** : un menu rapide (ISO, balance des blancs, mesure, etc.) sans se perdre dans l’arborescence ;
- il est beau *(je ne le dirai jamais assez)* : construction robuste, aucune vis apparente ;
- EVF : facteur de magnification un peu atypique sur le papier, mais en pratique agréable ;
- écran articulé (et tactile), avec la possibilité de le retourner/désactiver pour shooter uniquement à l’EVF.

**Inconvénients :**

- les menus sont riches (bien classés, mais il y en a beaucoup). Ceci dit : c’est typiquement un boîtier qu’on configure une bonne fois, et le Super Control Panel limite la douleur ;
- l’AF continu : ce n’est pas un boîtier de sport / animalier. Il faut le savoir, et le prendre pour ce qu’il est (S-AF / AF-S, voire focus manuel) ;
- le switch auto écran/EVF est parfois capricieux : je préfère utiliser le bouton dédié et décider moi-même le switch de l’un à l’autre.

## Mes réglages

- **Qualité d’image** : Menu 1 > LF + RAW (Large Fine + RAW) pour avoir le JPEG SOOC et le RAW “au cas où”
- **Noise Filter (réduction du bruit ISO)** : Menu E (Engrenage) > Bruit Filtre > **OFF** (ou LOW)
- **Espace couleur** : sRGB
- **Stabilisation** : activée en 5 axes, mode “Auto”
- **Keep Warm Color** : Menu G (Couleur) > Gard. coul. chaud > **OFF** sinon les blancs tirent trop vers l’orange en intérieur le soir
- **Mode autofocus** : **S-AF (Single AF)**, ****le C-AF du PEN-F n’est pas son point fort
- **Obturateur (Shutter)** : Menu Prise de vue 2 > Anti-Choc (symbole losange) > **0 sec**
  - “Shutter Shock” : l’obturateur mécanique pur peut créer un micro-flou entre 1/60 et 1/200. Le mode Anti-Choc 0 sec utilise un premier rideau électronique et un second mécanique : meilleur des deux mondes (bruit mécanique satisfaisant, netteté)

- **Activer ISO Auto en P/A/S** : Menu E (Engrenage) > ISO-Auto > P/A/S (mais pas en **M**)
- **Bornes ISO** : Haute limite **3200** / Basse **200**
- **Mesure de lumière (Metering)** : **ESP** (matricielle Olympus, très fiable)
- **Custom D** : Live View Boost **OFF** en mode manuel, sinon l’EVF n’affiche pas la réalité de l’exposition finale
- **Setup** > Rec View > **OFF** (supprime la preview automatique après déclenchement)

## Galerie N&B

## Galerie couleurs

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